08 – Mucho Taco – Mucho pixelitos!

wp-1470427611099.pngImaginez, un soir vous vous baladez tranquillement dans le petit parc, près de votre demeure. C’est facile, ça demande pas trop d’efforts à concevoir, peut-être même est-ce une habitude chez vous. Maintenant, ajoutez un truc jaune et rond dans le ciel au dessus de vous. Nan nan, pas le soleil. Une TORTILLA CÉLESTE.

C’est ainsi que Mucho Taco vous met dans l’ambiance. Le titre est un clicker, avec de jolis pixels qui traînent partout devant nos yeux. Qu’on se le dise, si vous n’adhérez pas de base aux clickers, ce n’est pas celui-ci qui vous fera changer d’avis. Mucho Taco est simple, il est beau, et c’est là tout ce qu’on lui demande.

Lire la suite de « 08 – Mucho Taco – Mucho pixelitos! »

Publicités

07 – Dungeon Village – De l’héroïne dans ton écran

Sans titre-1

Le royaume du Play Store est prospère, mais comme toute contrée dans cette situation précise, la capitale regorge de coins mal famés. Les ruelles sombres bondées de clones de jeux connus. Les bordels pleins de jeux obscurs dont le seul atout semble être la présence de demoiselles peu vêtues. Le port, lui, est le repaire d’un tas de jeux prometteurs dont le manque de communication fait qu’ils prennent l’eau, petit à petit. Mais dominant une haute colline verdoyante, le quartier Kairosoft étend son emprise de jour en jour. Pas que ce soit un problème, loin de là. La plèbe le sait bien, les maîtres de Kairosoft excellent dans ce qu’ils font, et même si parfois, le résultat est moins bon que dans leurs dernière production, ils ne restent jamais longtemps sur un jeu médiocre. Ils delivrent à la plèbe ce que cette dernière veut. Ce qu’elle veut? Une orgie de jeux de gestion de qualité.

Lire la suite de « 07 – Dungeon Village – De l’héroïne dans ton écran »

06 – Happy Mall Story – Le Kairosoft mais pas trop

Sans titre-1

Cela faisait deux ans. Deux ans que lorsque l’on me proposa de changer mon téléphone, je fis l’erreur de demander un Windows Phone. Que les choses soient claires, j’ai aimé ce téléphone, la pureté de l’interface, son ergonomie et son autonomie m’ont enchantée pendant un temps. Mais lorsque durant de froides nuits d’hiver je me prenais à regretter mon vieil Android et sa tonne et demie d’applications plus où moins utiles, je finis par comprendre que j’avais commis une bourde.

Lire la suite de « 06 – Happy Mall Story – Le Kairosoft mais pas trop »

05 – Hyperdimension Neptunia Re;Birth 2 : Sisters Generation > Le plaisir coupable

Nep1

Remontons dans le temps. Je suis aux Pays-Bas, en possession d’un PC qui brûle quand je lance un truc trop gourmand (genre Photoshop s’il fait plus de 20° dans la pièce), et d’une Vita dont j’ai torché à peu près tous les jeux (note: si vous allez téma mes trophées, vous allez forcément cerner un problème). Malgré tout, la paie vient de tomber, et j’ai envie de nouveauté, de fraîcheur, de surprise. Après avoir hésité plusieurs fois à me mettre à la licence NeptuniaMachinMachin, je décide de prendre le Re;Birth 2, dont les visuels me font cruellement envie dans le store. Sans trop savoir à quoi m’attendre, je télécharge le jeu. Depuis, je suis accro, et je me sens très coupable à ce propos.

Lire la suite de « 05 – Hyperdimension Neptunia Re;Birth 2 : Sisters Generation > Le plaisir coupable »

11 – Ce n’est qu’un au revoir ♫

BLBLBLBLBL

Ou du moins je l’espère! Ces dernières semaines à Firebrush Studios sont passées très vite, et il s’est passé beaucoup de choses. Le dernier lundi de ce stage, l’on m’a offert l’opportunité d’aller présenter Ortus Arena durant l’événement Indievelopment, à une vingtaine de minutes à pied du studio. Il était très intéressant d’y voir tous ces gens exposer fièrement leurs créations, ou faire la pub’ de leur école. J’ai pu parler à quelques uns, essayer des jeux sympathiques, voir un de mes collègues faire planter successivement différentes expos, récupérer quelques cartes de visite, et boire un délicieux café. Tout aurait été pour le mieux si mon cerveau n’avait pas brusquement décidé de faire marche arrière et de se dire que « tiens, il y a quand même beaucoup de monde, c’est super oppressant, ça pue la transpiration, j’ai bien envie de t’embêter ». C’est ainsi que l’agoraphobie que je croyais avoir surmonté il y a de celà moult années maintenant décida de refaire surface, me faisant quitter l’événement avec le goût amer de la défaite.

Firebrush Studios était l’une des seules boîtes à avoir un Community Manager agoraphobe.

La semaine s’était écoulée très rapidement une fois l’événement passé, et chaque jour je m’efforçais de ne pas penser que la fin s’approchait et qu’il m’était impossible de faire quoi que ce soit pour empêcher que ça ne se produise. Le mardi, je voyais Alex pour la – je ne l’espère pas – dernière fois, il partait en Allemagne, et ça m’a brisé le coeur: C’est ce même homme qui m’a appris les quelques bases que je connais pour animer mes travaux en 2D, et qui m’a permis de réaliser un rêve de gosse, plus où moins. En fin de semaine, il me faut rédiger tout ce dont Firebrush pourrait manquer pour continuer à communiquer tranquillement, et enfin, le jour du départ arrive. Si la morosité domine dans mon petit coeur de fragile, tout le monde a essayé de me faire rire toute la journée, et Martijn m’a joliment remerciée en m’offrant un jeu de cartes Explosive Kittens. Puis c’est la fin. On se dit à la prochaine, en espérant qu’elle arrive.

Le samedi, avec l’Homme nous préparons la chambre pour la rendre toute jolie, histoire de pouvoir se détendre le reste de la journée, et chiller jusqu’au lendemain où une dure journée dans les transports nous attend. Dans la théorie: Nous partons d’Utrecht vers 11h00, pour arriver à Liège aux environs de 13h30 et pouvoir attendre notre covoiturage vers 15h00 dans le calme, et être rentrés en France pour minuit. Dans la pratique on décolle plus tôt parce que c’est ma grande peur de rater un transport, histoire de prendre le train de 10h00. Si le guichetier (je me rappelle de ton visage enflure, je reviendrais exprès pour toi) me vend deux billets Utrecht > Liège, une fois à Maastricht, au moment de prendre notre correspondance, on nous affirme haut et fort que « ah bah non y’a pas de trains jusqu’en Belgique c’est la grève. Vos billets? Ah bah c’est non remboursable ma p’tite dame ». Pleurs. Je me vois déjà rater notre covoiturage, devoir raquer à Maastricht pour dormir alors qu’on est déjà en galère et que j’ai deux trajets Maastricht > Liège payés dans le vent. Je nous vois contraints de rentrer en train à 300€+ le billet au dernier moment, je me vois déjà rater mon oral. J’ai les nerfs fragiles, ça craque facilement là-dedans.

L’homme parvient à garder à peu près son sang froid même si je lui insuffle énormément de stress avec mes bêtises. Je parviens à aller apitoyer des gens près d’un arrêt de bus, une femme me balance de prendre un bus puis d’improviser sur place une fois à destination, ça m’emballe bifbof. Notre sauveur aura finalement une dégaine du jemenfoutiste de base et une forte odeur d’alcool, il nous dirige vers un arrêt de bus qui se dirige justement où nous devons nous rendre et miracle, nous arriverions à prendre le covoiturage à l’heure prévue. Bénie soit ma parano qui nous a fait décoller en avance, pour le coup.

 Après un trajet plutôt calme, nous arriverons enfin à Annecy, à notre chambre au bord de la circulation qui fait du bruit, dans notre appart’ tout mal isolé, où le propriétaire fait visiter sans prendre le temps de prévenir parce que hashtag YOLO. Tout est bien qui finit bien. Nous retrouvons la morosité propre à ce pays. Où c’est à toi de te pousser quand quelqu’un ne daigne pas se décaler quand bien même vous pouvez passer largement tous les deux. Où les caissières sont surprises quand on leur dit des trucs du genre « bonjour » et « passez une bonne journée ». Où la grisaille a l’air de régner quand bien même le soleil dehors est plus rayonnant que jamais.

Ce qui est triste quand on passe une chouette expérience, c’est le retour à la réalité. Il va me falloir quelques temps pour me réhabituer à cette ambiance, mais eh, peut-être n’est-ce que temporaire, alors il faut bien faire avec!

07 – Ma journée à l’hôpital

P1

En ce moment, je m’occupe de préparer mon portfolio, je le trouve mieux qu’il fut jusqu’à présent, j’ai juste un peu peur que le ton ne plaise pas à tout le monde, mais eh, il faut ce qu’il faut! Pendant la moitié de la journée où je n’étais pas à Indievelopment (que je n’ai que peu fréquenté parce que visiblement mon agoraphobie n’est pas totalement guérie, mais j’y travaille), j’ai travaillé sur mon petit dépotoir à travaux. Se faisant, j’ai redécouvert des boulots dont j’avais toootalement oublié l’existence, dont ceci. Doser. Une vidéo.

Outre le fait que cette vidéo est desservie par un jeu d’acteur moyen (on s’en fichait, on était noté sur la post-prod’), elle a fait remonter des souvenirs amusants dans ma mémoire, ceux qui me suivent depuis trois ans seront déjà au fait de cette histoire, mais j’ai tout de même envie de la remettre ici, dans un coin, parce que ça me fait toujours plaisir de m’en souvenir et de la raconter.

P2

C’était un jour de grisaille sur Annecy, l’on devait tourner dans un endroit n’inspirant que peu de confiance. Un truc sale, un truc glauque. On a rien trouvé de mieux que le vieil hôpital, qui devait être détruit depuis quelques années déjà sans que rien n’ait été fait: Amiante partout, justice nulle part. Mais les bâtiments étaient encore là, dressés fièrement vers les nuages gris, imposantes silhouettes vides de toute présence humaine, pensait-on. Nous sommes arrivés en début d’après-midi, avec mon meilleur ami, une demie douzaine de camarades de classe, des appareils photo et un pied pour stabiliser nos jolies images.

Nous avons fait le tour de l’endroit, puis avons trouvé une entrée où visiblement d’autres que nous avaient déjà décidé de passer sous un grillage découpé à la va-vite. Nous nous extirpons tant bien que mal en essayant de ne pas nous recouvrir de boue au passage, puis nous réfugions dans le premier bâtiment que l’on atteint. Là, nous trouvons moult pièces vides, des décors enfantins, des couleurs pastel, pas de doutes, c’est l’endroit où l’on devait s’occuper des tout petits. Presque toutes les surfaces ont été recouvertes de tags de plus où moins bon goût. Nous décidons de tourner ici. Les heures passent, les prises s’enchaînent, une fois le travail terminé, nous rangeons le matériel dans nos sacs et tandis que beaucoup de nos camarades partent, quatre d’entre nous décidons de nous promener un peu plus dans cet endroit. Je mitraille de photos avec mon téléphone portable. Nous entrons dans l’hôpital par une fenêtre, montons dans les étages, sursautons au moindre claquement de porte. On se bat avec des bouts de poutres qui traînent dans le coin, on évite soigneusement ces endroits recouverts de bris de verre, et on s’extasie devant le calme qui règne sur cet endroit.

P3

Non loin, on entend les bruits de la circulation, entre les murs, le silence est pesant, mais appréciable. Nous sortons finalement vers la fin de l’après-midi, et apercevons quelqu’un, au loin. Tressaillements collectif. Le gardien. On est pas censés être là, et on le sait. Il nous crie de ne pas bouger, tandis qu’il se rapproche. Il a un bâton de bois dans une main, une grosse torche électrique dans l’autre. On se regarde plutôt inquiets, mon meilleur ami nous dit de le laisser parler, et on l’écoute parce qu’en général, il se débrouille plutôt bien.

Le gardien arrive presque à notre hauteur, il reste un peu en retrait par rapport à nous. Il nous dit qu’on est pas censés être ici, qu’il va falloir appeler les autorités, qu’on aurait dû y penser avant. J’ai pas mes papiers sur moi, ça m’embête pas mal cette histoire. Là, mon meilleur ami prend la parole, et comme à son habitude, laisse parler son éloquence naturelle. Oui mais vous comprenez monsieur, on s’était adressé à la mairie parce qu’on savait qu’il fallait le faire, pour obtenir un droit de visite, mais ça prend du temps, et nous on a dû faire un tournage, parce qu’on doit rendre un devoir à la fac, on aurait aimé vous avertir, mais on était pas sûrs que vous diriez oui, et on en a besoin pour notre année.

P4

Là, petit silence. Le gardien regarde brièvement nos sacs, le pied qu’on trimballe sort de l’un d’eux. Il se met à sourire: « Hey, vous faites de la photo? Parce que j’adore la photo, j’en fais moi-même! Je comprends que vous trouviez cet endroit attirant, il y a tellement de chouettes prises de vues à faire! Allez, venez, je vais vous faire visiter, y’a des endroits qui sont fermés, mais j’ai les clés! »

On est tout penauds, on s’attendait définitivement pas à ça. On se regarde, tape dans le dos du pote aux points de charisme judicieusement distribués, et on suit le gardien docilement. Nous visitons le bâtiment dans lequel nous ne sommes pas allés jusque là. Il nous ouvre l’accès à la chapelle, c’était sans doutes un chouette endroit, autrefois, mais à l’instant où nous le visitons, entre les fresques pleines de tags, les vitraux brisés, et des tas d’objets visiblement disparus, c’est plutôt tristoune. Le manque de luminosité nous empêche de prendre de bonnes photos, même avec l’aide de la torche de notre nouvel ami. Ce dernier nous guide dans les couloirs, et nous arrivons vers ce qui fut autrefois une réserve d’apothicaire, qui a été transformé au fil du temps en bibliothèque. Là, plein de casiers de bois sont renversés un peu partout sur le sol, recouverts de poussière. Des gens ont piqué les livres, nous dit-on. Ils n’ont pas attendu longtemps après la fermeture de l’hôpital.

P5

Il commence à se faire tard, et nous devons encore trier les rush, puis monter tout ça. Nous en faisons part au gardien qui tient à nous amener dans un dernier endroit avant de partir. On ressort du bâtiment, avant de rentrer par une autre porte: Bim, la morgue. Il y fait plus froid que dehors. On y croise les grands frigos, comme dans les films. Ils sont moins nombreux, mais plus imposants. « On pourrait en faire entrer une et demie comme Maïté, là-dedans », nous balance le gardien avant de nous diriger vers la sortie. Nous passons au poste de surveillance, une grande pièce entièrement vitrée, qui comporte entre autres choses, deux ou trois posters de demoiselles en bikini, un mini frigo, un immense bureau plein d’écrans cathodiques hors d’état de marche, et quelques téléphones deçà delà. On est saisis par l’odeur de café froid qui emplit la pièce, à l’époque, j’étais vaguement dégoûtée, tandis qu’aujourd’hui, c’est l’un de mes éléments de survie de base au bureau.

Le gardien nous raconte qu’il était photographe pendant un moment, qu’il faisait des voyages pour trouver de nouveaux endroits à immortaliser, des endroits déserts, parce qu’il les trouvait plus beaux. Je le comprends. Un de mes rêves est d’aller un jour à Pripyat après tout. Il nous donne à chacun son numéro de téléphone portable ainsi que de quoi le contacter sur Facebook, nous invite à partager nos propres clichés avec lui, puis nous laisse repartir, parce qu’il doit refaire une ronde.

P6

Si on m’avait dit, le matin même, que notre journée de tournage se terminerait par une visite guidée d’un hôpital désert avec un gardien amoureux de la photographie, je me demande si je l’aurais cru.

10 – De la différence de mentalités

Iench
Lampe croisée UN PEU AU HASARD à Utrecht #LeBonGoût

Depuis que je suis aux Pays-Bas, je vis dans le froid, et je me suis accoutumée à celui-ci. Au début, c’était pas facile, je grelottais, mais je m’efforçais tant bien que mal de ne pas trop augmenter le chauffage de peur de pourrir mes charges et d’avoir un loyer pas joli joli. Je me réfugiais donc sous la couverture en tremblotant, pc sur les genoux, en priant pour le meilleur. Étonnamment, je ne fusse pas malade une seule fois pendant cette période. Le froid était tel un petit animal à apprivoiser, qui vous mordille pour vous tester lors de vos premiers contacts. Au début, je sentais ces petites attaques, mais le temps est passé, et j’ai fini par m’y faire, et ses morsures me laissaient alors indifférente.

Lire la suite de « 10 – De la différence de mentalités »

09 – De l’importance de la météo

BLBLBLBLBL
Me demandez pas, je prends les photos, je les interprète pas.

Voilà bien longtemps que je ne vous avais point parlé de ma vie à Utrecht. J’ai abordé plusieurs sujets complètement aléatoires, plus où moins liés à mon travail, plus où moins liés à mes ressentis, à la vie, mais point d’article sur la vie aux Pays-Bas depuis plus d’un mois. Petit cours de rattrapage, parce qu’il s’en est passé, des choses.

Lire la suite de « 09 – De l’importance de la météo »

Hors sujet: Marre.

PasPlagiat

Pour les gens d’Internet, je pense être globalement une nana sympa. Pas trop prise de tête, portée sur le lol, toujours prête à filer un coup de main, pas trop emmerdante de manière globale. Les gens qui vivent avec moi peuvent se plaindre de moi, vous, ça va. Du coup, je suis plutôt de nature conciliante, à pas trop m’en faire, à laisser passer des trucs, et après coup je me dis: « j’aurais tellement dû être la dernière des grosses putes, ça m’aurait évité tellement de soucis!« . Aujourd’hui, je me dis ça. Je vous explique?

Lire la suite de « Hors sujet: Marre. »

06 -Vous êtes importants

anxiolytruc

Si un jour on m’avait dit « jeune fille, tu travailleras dans la communication » à un moment donné de mon existence, je ne sais quelle aurait été ma réaction. Je pense que j’aurais ri, nerveusement, incapable de croire à une telle blague, et pourtant aujourd’hui, me voilà, à vouloir me lancer dans le Community Management, et à plutôt bien réussir mon coup, jusqu’ici.

Lire la suite de « 06 -Vous êtes importants »