09 – Le Bullet Journal, deux mois plus tard

Le Bullet Journal, kesséksé? Facile mon ami! Tu vois le principe d’un agenda, d’un répertoire et d’une checklist? Tu condenses, et BIM! Tu as un Bujo! Ça paraît tout bête comme ça et (ça l’est) ça peut changer ta vie. Un journal. Bêtement. Oui.

Quand tu es comme Bibi, que tu prends plein de notes que tu finis inexorablement par perdre, que tu prévois plein de trucs que tu finis pas oublier, que tu as plein d’idées mais que tu ne t’en souviens plus, que tu as encore oublié de noter l’adresse de ta conseillère Pôle Emploi alors que tu en as besoin et que tu n’as aucune idée d’où tu as bien pu ranger ton papier. Si comme Bibi tu as essayé l’agenda de ton téléphone, que tu as squatté un peu des sites comme Fruux, mais que les consulter t’entraînaient petit à petit dans les tréfonds du net parce que bah, c’est un téléphone, c’est un ordinateur, tu PEUX accéder au net. Peut-être alors que le Bullet Journal est ta solution anti-procrastination.

Je vais d’abord t’énoncer comment faire un joli BuJo rien que pour toi, et te dire ensuite pourquoi dans mon cas ça a marché depuis deux mois. T’es radis? C’est parti!

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Le carnet de pauvre mais qui fait genre je navigue tout partout (et je peux assommer des gens avec les breloques super lourdes)

Déjà pour faire un Bullet Journal, ça va t’étonner mais il te faut: Un JOURNAL. Au début tu vas en tester, tu vas en préférer un plutôt qu’un autre. Cependant voici les modèles qui reviennent souvent: Ce petit Moleskine ainsi que le Leuchtturm1917. Mon actuel est un petit carnet pour pauvres (mais néanmoins élégant), et mon prochain est un Scribbles That Matter. Dans votre choix vous devez prendre en considération:
– La taille: Malgré tout ce que l’on peut dire, oui, la taille est importante. En effet, votre Journal pouvant contenir vos listes de courses ou vos contacts d’un jour, il doit pouvoir rentrer dans à peu près n’importe quel sac, privilégiez le A5 ou plus petit (mais pas trop).
– Le lignage: Vous préférez des feuilles vierges? Préparez-vous à tracer des traits jusqu’à ce que mort s’ensuive si vous n’arrivez pas à écrire droit MAIS que vous aimez les mises en page parfaites. Les Lignes? Les quadrillages? Petits? Grands? Beaucoup s’accordent à dire que les feuilles pointillées s’accordent le mieux à l’usage du BuJo, car si vous pouvez y écrire, vous pouvez créer des graphiques et autres grilles sans trop vous fouler.
– Le nombre de pages: Si comme Bibi vous êtes en « période d’essai », le nombre de pages vous paraîtra peu important et vous aurez presque hâte de terminer un carnet pour passer au suivant, mais quand vous aurez trouvé le carnet de votre kokoro, vous voudrez vraiment qu’il comporte énormément de pages pour ne pas avoir à en racheter trop souvent.

Une fois ton carnet acquis, tu te fais une jolie page de garde, tu exprimes TOUT TON TALENT, sinon tu marques juste « V’là mon journal ». Fais comme tu le sens, chuis pas ta maman. Ensuite, les choses sérieuses commencent. Personnellement j’ai casé juste après cette page de garde la légende des symboles utilisés fréquemment dans le BuJo, au début on s’y réfère, ensuite ça devient un automatisme. Sur la page d’après, tu te fais un joli Index tout neuf. Tu t’en serviras pour te repérer si tu as un trou de mémoire.

C’est là que tu vas adorer si tu as pris un Leuchtturm1917, parce que les pages sont déjà numérotées, sinon, c’est à toi de le faire. Ainsi, tu peux noter toutes les catégories et pages importantes, et les rapporter dans ton index pour savoir d’un coup d’oeil où l’information qui t’intéresse se situe.

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Petit exemple de planning annuel

Ensuite, tu réserves les 4 prochaines pages qui arrivent pour faire un planning annuel. N’aie pas peur, ça ne mord pas. L’idée, c’est juste que tu vas découper ces pages en 3 parties et y noter chaque mois de l’année, comme ça, tu peux y mettre des événements importants, des tâches à faire tel ou tel mois, des anniversaires, par exemple. N’oublie pas de noter sur ton Index que les pages 1 – 4 sont donc ledit planning.

Ensuite, ta cinquième page devrait, en toute logique, être consacrée au mois que tu vas entamer. Là, on est en janvier, on va admettre que tu veux commencer au début du mois de février pour faire joli et que tu prépares ton carnet à l’avance. Tu vas donc faire ton petit planning du mois. Là, il te faudra autant de lignes que de jours dans le mois. Ainsi, tu peux marquer en face de chaque jour un événement important, un rendez-vous, tu vois le genre. Ce petit calendrier est suivi d’une liste de tâches à accomplir pendant ledit mois. Personnellement je les sépare en deux catégories, les quêtes principales super importantes (trouver un boulot, mettre à jour un CV, finir une commission…) et quêtes secondaires que si je les accomplis c’est cool mais sinon ma vie ne sera pas chamboulée (dessiner une fois par semaine, bloguer une fois par mois, écrire une nouvelle…).

Ensuite, eh bien, c’est parti mon kiki, tu peux choisir tooootalement la mise en page de ton journal. Tu préfères un semainier avec une petite place pour écrire des choses, ou remplir une page avec les événements du jour? Libre à toi. Personnellement au début j’écrivais : Jour – Tâches à accomplir – Jour – Tâches à accomplir etc… Jusqu’à ce que la page soit pleine. Mais c’était ennuyant. Maintenant, je consacre une page à chaque jour, en marquant la date – tâches à accomplir – choses positives – choses négatives – humeur – note de la journée. C’est un peu plus intéressant parce qu’étant de nature plutôt négative, je suis obligée de me concentrer pour trouver un peu de positif dans une journée qui n’est jamais toute noire ou toute blanche. La partie humeur me permet de me recentrer sur ce que je ressens dans une journée, pourquoi je le ressens et s’il y a moyen d’y remédier quand c’est plutôt négatif. Sachez aussi que le BuJo peut être très utiles pour des personnes atteintes de maladies afin de constater une amélioration, dégradation, ou des changements.

Tu as fait des erreurs ou tu as sauté des pages sans faire attention? Qu’à cela ne tienne, tu peux intercaler plein de choses dans cet espace vide. L’idée du Bullet Journal est aussi d’aller de l’avant et de tirer partie des erreurs que nous faisons au lieu de nous ronger les ongles dessus pendant un millénaire et demi. Une page sautée? Et si tu essayais de dessiner un truc? De noter des citations? De créer une page listant tous les films que tu devrais voir? Ne reste pas focalisé sur ce petit fail, et profites-en au contraire pour faire quelque chose de positif avec, ce n’est qu’un journal, nous faisons tous des erreurs, et tu peux en tirer parti.

Mon journal actuel comporte tout un tas de trucs inutiles par exemple: Des To Do lists à foison, un Know Yourself Challenge, je note des souvenirs en BD, mais je me sens à l’étroit pour faire vraiment ce que je veux dedans, du coup j’ai plutôt hâte de finir et passer au prochain carnet 🙂

Dans mon cas, le BuJo a fonctionné parce que jusqu’à preuve du contraire, il est relativement rare SLASH improbable de pouvoir tomber sur des vidéos de chaton en appuyant frénétiquement sur le logo Youtube que tu as dessiné sur un bout de page. Le contact avec le papier me repose, je prends un petit moment le matin pour dresser ma liste de choses à accomplir durant la journée et enfin, je me pose le soir pour faire un compte rendu, valider des tâches, les reporter au lendemain s’il y a eu un manque de temps, bref, je prends le temps de m’occuper de mon journal.

Ce que je trouve de sympa dans le Bullet Journal, c’est le fait de voir l’avancement de ce que je fais. Pour mes longues tâches par exemple, je me dessine une barre de progression que je remplis après avoir terminé une partie plus où moins grande de ce que j’ai fini. Le fait de cocher les activités accomplies me remplissent inexplicablement d’une certaine fierté, comme si je me récompensais toute seule alors que j’ai juste terminé un truc que je devais faire de toute façon et coché ça dans une liste. Allez comprendre. L’aspect auto-motivation du Journal est sans doutes ce qui me fait revenir chaque jour, j’adore voir l’avancement, j’adore voir mes cases cochées, je m’en veux de reporter quelque chose quand bien même fut-ce nécessaire à cause du manque de temps.

Et voilou un petit aperçu du premier BuJo, où j’avais largement la place de m’exprimer et de faire des trucs qui me plaisaient, mais qui ne rentrait pas dans mon sac. Eheh.

Aussi, je ne vais pas vous mentir, je m’en sers pour essayer de devenir plus positive: « Regarde, tu es capable de faire tout ça, regarde ce que tu as déjà fait, c’est un bon début. » Ma mise en page présente me permet aussi de me concentrer sur mes ressentis, parce que je n’exprime jamais réellement comment je me sens, je suis toujours dans l’exagération (de l’euphorie tendance hystérique à une envie passagère de me jeter sous un camion), ou dans le mensonge (je n’en parle pas parce que ça me ferait chier de répondre aux questions qui vont avec alors j’invente). Là, je me pose devant le carnet, et je me demande purement et simplement comment ça va, qu’est-ce qui s’est passé, et comment ça allait dans ma tête. J’imagine que le BuJo remplace un psy à 70 boules la séance dans mon cas, et franchement, ça marche plutôt bien!

Enfin, aspect non négligeable et preuve de l’éternelle supériorité du papier sur l’écran: De toutes les applis, de tous les sites que vous pourrez squatter, aucun n’est autant personnalisable que le BuJo. Tu veux une mise en page simple et complète? Fais-le. Tu veux t’organiser en mettant tant d’éléments par page ou au contraire plus d’espace? Fais-toi plaiz! Tu veux rendre le tout esthétique en le décorant, voire le changer en sketchbook, en carnet de voyage? Mais VA COMME LE VENT! VOLE! TU VEUX DESSINER UN ZIZI QUI PREND UNE DOUBLE PAGE ET FOUTRE DES TO DO LISTS DESSUS? MAIS TE RETIENS PAS NOM DE GABE!

Si je devais passer en revue des côtés négatifs du Bullet Journal (car comme dans tout: il y en a), voici ceux qui, personnellement, m’ont affecté à un moment où à un autre:
– Devenir un control freak (parce que vous serez vite tenté de TOUT noter, d’optimiser votre temps, de vouloir cocher à tout prix sans penser à vous reposer de temps en temps, et il reste important de garder du temps pour vous).
Procrastiner: Parce que j’adore décorer mon journal et créer de nouvelles rubriques dedans, je suis parfois très (trop) tentée de passer plus de temps que nécessaire dessus, et en voulant éviter de tout remettre à plus tard, je perds du temps à gribouiller des trucs pour rendre une page plus jolie.
CARNETS PARTOUT JUSTICE NULLE PART: Je suis amoureuse des papeteries. Je me fous des magasins de fringues, je tolère passer du temps dans un magasin de bouffe, mais MON DIEU je pourrais mourir d’avoir pris trop de temps dans une papeterie. Du coup, j’ai des carnets partout, qui n’ont jamais (ou peu) servi. Le problème, c’est qu’après avoir commencé les BuJo, maintenant que je me dis que j’aurais une utilité pour chaque nouveau carnet, je suis vachement plus tentée d’en acheter sur des coups de tête. Fort heureusement ceux qui m’intéressent sont relativement onéreux, ce qui me permet de ne pas craquer, mais soyez avertis. Si vous êtes là-dedans aussi, vous ressentirez peut-être le besoin d’acheter tout un tas de matériel, surligneurs, trombones choupis, stickers adorables, post-it choupinets. Les tentations sont grandes. BEWARE.

C’est tout pour moi, en espérant vous avoir convaincu quant à l’utilité de la chose, ou si vous étiez déjà en phase de vous lancer, que mes explications vous auront rendu la vie un peu plus facile pour élaborer votre propre journal. N’hésitez pas à m’envoyer vos photos sur Twitter ou Facebook, ça me fera très plaisir de voir ce que devient votre petit carnet!

En attendant une prochaine fois, je vous dis à bientôt et en attendant, portez-vous bien, c’est important!

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08 – Petit retour sur l’année

Aujourd’hui j’avais envie d’écrire, pas tant pour vous que pour moi, pour être franche. Du coup si vous passez par hasard dans le coin, vous verrez ce petit mot, sinon je n’en parlerais pas, parce que bon, c’est surtout pour ne pas oublier un tas de trucs.

2016, pour bibi, c’était quoi? C’était un tas de bonnes choses. C’était la fin de l’année scolaire. C’était du coup, certes, la fin de quatre ans de boxon sans nom sur des notations approximatives, de partiels que même si tu sais ton cours sur le bout des doigts tu ramasses la moyenne tout juste, mais c’était surtout le plus chouette des stages de l’univers aux Pays-Bas. C’était des rencontres que j’ai aimé, de gens avec qui j’espère repasser quelques jours, c’était la découverte de la bière au génépi. C’était aussi le départ d’Annecy et la tristesse qui allait avec, parce qu’il faut dire que c’était quand même super génial d’habiter à 5 minutes d’un centre commercial pour aller chercher des pains au chocolat en pyjama sous le manteau.

C’était aussi l’obtention de ma licence. La fac me manque déjà parce que malgré les exams, ça reste beaucoup moins contraignant qu’une recherche d’emploi quand tu sors d’études et que tu n’as aucune expérience. Je ne suis pas spéciale. Je ne suis pas plus skillée qu’un autre. Je ne suis qu’une jeunette qui cherche un boulot parmi tant d’autres, et je ne vois pas tellement comment je pourrais améliorer tout ça.

2016 c’est l’année où je me suis mollement mise à redessiner un peu, où l’on m’a dit et redit de valoriser cet aspect dans ma recherche d’emploi, où j’ai constaté avec dépit que mon niveau avait régressé depuis 2012. Mais je me rattraperai, quand j’aurais un boulot et que je n’aurais plus à m’en soucier, je m’accorderais un peu de temps pour apprendre les choses que j’ai mise de côté jusqu’ici, pour me faire plaisir, pour pas mourir stupide, et puis pour prouver, quelque part, que je vaux quelque chose.

2016 c’était une hécatombe pour les célébrités, c’était des hauts et des bas pour nous autres mortels qui ne passons pas à la télé, pas une mauvaise année en soi.

J’espère que 2017 sera l’année où je trouverai un emploi stable, où je pourrais enfin coller ma situation devant le nez des gens qui me disaient que je ne ferai jamais rien de ma vie, et je pense que je n’en demanderai pas nécessairement plus.

Ca me suffira.

Un boulot, un toit, l’Homme, c’est tout ce dont j’ai besoin.

Si vous me lisez, j’espère que 2017 sera l’année de la réussite pour vous, que vous aurez plein de projets et que vous les réussirez un à un, que vous trouverez ou que vous garderez cette personne spéciale dans votre vie. Que vos proches iront bien. Que vous pourrez vous épanouir, faire ce qui vous fait envie, sans vous préoccuper d’autre chose que de votre bonheur. C’est tout ce que vous méritez.

Fin de la séance nunuche.

A bientôt, et en attendant, portez-vous bien, c’est important.

11 – World of Final Fantasy: Attrapez-les tous!

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Souvenez-vous, il y a quelques semaines, je vous parlais avec amour (et impatience) du gameplay de World of Final Fantasy, dont la démo avait débarqué sur le Store le 17 octobre dernier. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais le Boss m’a fait parvenir un exemplaire du jeu, et je suis, de ce fait, plus où moins obligée d’essayer de convaincre les derniers réticents, maintenant.

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10 – Démo de World of Final Fantasy

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S’il y a un jeu qui m’avait de suite fait envie à sa première apparition à l’E3 en 2015, c’est celui-ci. Malgré le style Chibi auquel il faut s’habituer, il avait cet air de petit bonbon mignon que l’on veut dévorer parce qu’on est persuadé qu’il rendra notre vie un peu moins grise, un peu plus douce. Ce jeu, je l’ai attendu, vous imaginez bien mon enthousiasme en constatant qu’une démo était sortie il y a de cela deux jours.

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09 – Mobius Final Fantasy 

Screenshot_2016-08-05-15-17-50 (1)Il existe quelques trucs quasi-constants dans la licence Final Fantasy: Rien ne ressemble moins à un Final Fantasy qu’un autre Final Fantasy. Pourtant, l’on ne compte plus les fois où l’on évoque un/des héros de la lumière qui, grâce à/pour sauver des cristaux, va devoir traverser le monde avec des acolytes plus où moins stéréotypés pour sauver le monde d’une incarnation quelconque du mal. Pas de doutes, Mobius est un Final Fantasy qui se respecte, parce que l’on incarne un «Blank» (un être n’ayant aucun souvenir de son passé, pas une facilité scénaristique vue et revue donc). Ce Blank – que vous prendrez soin de renommer – a pile poil le nom évoqué dans la prophétie (non sans déconner, faisons un jeu à boire!) du héros de lumière. Celui-la même qui vaincra la personne qui apportera le chaos dans l’univers, cet être terrifiant répondant au nom de… Chaos.

Il va être compliqué à rédiger sérieusement cet article.

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08 – Mucho Taco – Mucho pixelitos!

wp-1470427611099.pngImaginez, un soir vous vous baladez tranquillement dans le petit parc, près de votre demeure. C’est facile, ça demande pas trop d’efforts à concevoir, peut-être même est-ce une habitude chez vous. Maintenant, ajoutez un truc jaune et rond dans le ciel au dessus de vous. Nan nan, pas le soleil. Une TORTILLA CÉLESTE.

C’est ainsi que Mucho Taco vous met dans l’ambiance. Le titre est un clicker, avec de jolis pixels qui traînent partout devant nos yeux. Qu’on se le dise, si vous n’adhérez pas de base aux clickers, ce n’est pas celui-ci qui vous fera changer d’avis. Mucho Taco est simple, il est beau, et c’est là tout ce qu’on lui demande.

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07 – Dungeon Village – De l’héroïne dans ton écran

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Le royaume du Play Store est prospère, mais comme toute contrée dans cette situation précise, la capitale regorge de coins mal famés. Les ruelles sombres bondées de clones de jeux connus. Les bordels pleins de jeux obscurs dont le seul atout semble être la présence de demoiselles peu vêtues. Le port, lui, est le repaire d’un tas de jeux prometteurs dont le manque de communication fait qu’ils prennent l’eau, petit à petit. Mais dominant une haute colline verdoyante, le quartier Kairosoft étend son emprise de jour en jour. Pas que ce soit un problème, loin de là. La plèbe le sait bien, les maîtres de Kairosoft excellent dans ce qu’ils font, et même si parfois, le résultat est moins bon que dans leurs dernière production, ils ne restent jamais longtemps sur un jeu médiocre. Ils delivrent à la plèbe ce que cette dernière veut. Ce qu’elle veut? Une orgie de jeux de gestion de qualité.

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06 – Happy Mall Story – Le Kairosoft mais pas trop

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Cela faisait deux ans. Deux ans que lorsque l’on me proposa de changer mon téléphone, je fis l’erreur de demander un Windows Phone. Que les choses soient claires, j’ai aimé ce téléphone, la pureté de l’interface, son ergonomie et son autonomie m’ont enchantée pendant un temps. Mais lorsque durant de froides nuits d’hiver je me prenais à regretter mon vieil Android et sa tonne et demie d’applications plus où moins utiles, je finis par comprendre que j’avais commis une bourde.

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05 – Hyperdimension Neptunia Re;Birth 2 : Sisters Generation > Le plaisir coupable

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Remontons dans le temps. Je suis aux Pays-Bas, en possession d’un PC qui brûle quand je lance un truc trop gourmand (genre Photoshop s’il fait plus de 20° dans la pièce), et d’une Vita dont j’ai torché à peu près tous les jeux (note: si vous allez téma mes trophées, vous allez forcément cerner un problème). Malgré tout, la paie vient de tomber, et j’ai envie de nouveauté, de fraîcheur, de surprise. Après avoir hésité plusieurs fois à me mettre à la licence NeptuniaMachinMachin, je décide de prendre le Re;Birth 2, dont les visuels me font cruellement envie dans le store. Sans trop savoir à quoi m’attendre, je télécharge le jeu. Depuis, je suis accro, et je me sens très coupable à ce propos.

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11 – Ce n’est qu’un au revoir ♫

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Ou du moins je l’espère! Ces dernières semaines à Firebrush Studios sont passées très vite, et il s’est passé beaucoup de choses. Le dernier lundi de ce stage, l’on m’a offert l’opportunité d’aller présenter Ortus Arena durant l’événement Indievelopment, à une vingtaine de minutes à pied du studio. Il était très intéressant d’y voir tous ces gens exposer fièrement leurs créations, ou faire la pub’ de leur école. J’ai pu parler à quelques uns, essayer des jeux sympathiques, voir un de mes collègues faire planter successivement différentes expos, récupérer quelques cartes de visite, et boire un délicieux café. Tout aurait été pour le mieux si mon cerveau n’avait pas brusquement décidé de faire marche arrière et de se dire que « tiens, il y a quand même beaucoup de monde, c’est super oppressant, ça pue la transpiration, j’ai bien envie de t’embêter ». C’est ainsi que l’agoraphobie que je croyais avoir surmonté il y a de celà moult années maintenant décida de refaire surface, me faisant quitter l’événement avec le goût amer de la défaite.

Firebrush Studios était l’une des seules boîtes à avoir un Community Manager agoraphobe.

La semaine s’était écoulée très rapidement une fois l’événement passé, et chaque jour je m’efforçais de ne pas penser que la fin s’approchait et qu’il m’était impossible de faire quoi que ce soit pour empêcher que ça ne se produise. Le mardi, je voyais Alex pour la – je ne l’espère pas – dernière fois, il partait en Allemagne, et ça m’a brisé le coeur: C’est ce même homme qui m’a appris les quelques bases que je connais pour animer mes travaux en 2D, et qui m’a permis de réaliser un rêve de gosse, plus où moins. En fin de semaine, il me faut rédiger tout ce dont Firebrush pourrait manquer pour continuer à communiquer tranquillement, et enfin, le jour du départ arrive. Si la morosité domine dans mon petit coeur de fragile, tout le monde a essayé de me faire rire toute la journée, et Martijn m’a joliment remerciée en m’offrant un jeu de cartes Explosive Kittens. Puis c’est la fin. On se dit à la prochaine, en espérant qu’elle arrive.

Le samedi, avec l’Homme nous préparons la chambre pour la rendre toute jolie, histoire de pouvoir se détendre le reste de la journée, et chiller jusqu’au lendemain où une dure journée dans les transports nous attend. Dans la théorie: Nous partons d’Utrecht vers 11h00, pour arriver à Liège aux environs de 13h30 et pouvoir attendre notre covoiturage vers 15h00 dans le calme, et être rentrés en France pour minuit. Dans la pratique on décolle plus tôt parce que c’est ma grande peur de rater un transport, histoire de prendre le train de 10h00. Si le guichetier (je me rappelle de ton visage enflure, je reviendrais exprès pour toi) me vend deux billets Utrecht > Liège, une fois à Maastricht, au moment de prendre notre correspondance, on nous affirme haut et fort que « ah bah non y’a pas de trains jusqu’en Belgique c’est la grève. Vos billets? Ah bah c’est non remboursable ma p’tite dame ». Pleurs. Je me vois déjà rater notre covoiturage, devoir raquer à Maastricht pour dormir alors qu’on est déjà en galère et que j’ai deux trajets Maastricht > Liège payés dans le vent. Je nous vois contraints de rentrer en train à 300€+ le billet au dernier moment, je me vois déjà rater mon oral. J’ai les nerfs fragiles, ça craque facilement là-dedans.

L’homme parvient à garder à peu près son sang froid même si je lui insuffle énormément de stress avec mes bêtises. Je parviens à aller apitoyer des gens près d’un arrêt de bus, une femme me balance de prendre un bus puis d’improviser sur place une fois à destination, ça m’emballe bifbof. Notre sauveur aura finalement une dégaine du jemenfoutiste de base et une forte odeur d’alcool, il nous dirige vers un arrêt de bus qui se dirige justement où nous devons nous rendre et miracle, nous arriverions à prendre le covoiturage à l’heure prévue. Bénie soit ma parano qui nous a fait décoller en avance, pour le coup.

 Après un trajet plutôt calme, nous arriverons enfin à Annecy, à notre chambre au bord de la circulation qui fait du bruit, dans notre appart’ tout mal isolé, où le propriétaire fait visiter sans prendre le temps de prévenir parce que hashtag YOLO. Tout est bien qui finit bien. Nous retrouvons la morosité propre à ce pays. Où c’est à toi de te pousser quand quelqu’un ne daigne pas se décaler quand bien même vous pouvez passer largement tous les deux. Où les caissières sont surprises quand on leur dit des trucs du genre « bonjour » et « passez une bonne journée ». Où la grisaille a l’air de régner quand bien même le soleil dehors est plus rayonnant que jamais.

Ce qui est triste quand on passe une chouette expérience, c’est le retour à la réalité. Il va me falloir quelques temps pour me réhabituer à cette ambiance, mais eh, peut-être n’est-ce que temporaire, alors il faut bien faire avec!