05 – Hyperdimension Neptunia Re;Birth 2 : Sisters Generation > Le plaisir coupable

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Remontons dans le temps. Je suis aux Pays-Bas, en possession d’un PC qui brûle quand je lance un truc trop gourmand (genre Photoshop s’il fait plus de 20° dans la pièce), et d’une Vita dont j’ai torché à peu près tous les jeux (note: si vous allez téma mes trophées, vous allez forcément cerner un problème). Malgré tout, la paie vient de tomber, et j’ai envie de nouveauté, de fraîcheur, de surprise. Après avoir hésité plusieurs fois à me mettre à la licence NeptuniaMachinMachin, je décide de prendre le Re;Birth 2, dont les visuels me font cruellement envie dans le store. Sans trop savoir à quoi m’attendre, je télécharge le jeu. Depuis, je suis accro, et je me sens très coupable à ce propos.

L’univers de la série Neptunia prend place dans l’univers de Gamindustri, représentation de la « Guerre des Consoles ». On y trouve quatre villes majeures, chacune gourvernée par une déesse locale que l’on nomme CPU. Lastation est dirigée par Noire, Leanbox par Vert, Lowee par Blanc, et Planeptune par Vio… Par Neptune. Or, ces dernières sont dans une situation délicate, prisonnières de vils personnes pro-piratage, dont le but est de donner vie à la déesse Arfoire, vile parmi les viles. Et comme chacun le sait, le piratage, c’est pas bien, puis ça rend stérile.

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Des tas et des tas de personnages à débloquer tout au long du jeu!

Notre aventure commence après une série de dialogues et de cinématiques (jolies au demeurant), lorsque If et Compa, deux jeunes humaines, s’aventurent dans le cimetière où les CPUs sont retenues dans le but de les sauver. Si l’opération cabote, elles réussissent néanmoins à sauver Nepgear, petite soeur de Neptune, la CPU candidate (ouais l’héritière du titre si son aînée passe l’arme à gauche quoi) de Planeptune. C’est dans cette situation que votre aventure commence, où vous devrez conquérir le coeur des citoyens afin d’amasser des « shares » (comptabilisant la foi que les gens ont en telle ou telle déesse), sauver les CPUs en recrutant leurs soeurs au passage, et éventuellement si le coeur vous en dit, sauver Gamindustri de cette mode immonde qu’est le piratage. Le voyage pour y parvenir ne sera pas simple (sauf si vous cédez à l’appel des DLCs).

Comment diantre sauve-t-on le monde, vous demandez-vous alors, extatique à l’idée d’en savoir plus. Et je vous comprend. Mais ne vous excitez pas. Vous vous retrouvez devant une carte du monde de Gamindustri, où vous pourrez sélectionner une des zones à votre disposition. Bien entendu, plus vous avancerez dans l’histoire, plus vous aurez d’endroits à explorer. Si les grandes villes Lastation / Leanbox / Lowee / Planeptune ne donnent accès qu’à un menu simple, les autres zones sont des donjons que vous pourrez explorer. Dans ces donjons, vous pourrez choisir de  brutaliser ou de fuir les monstres qui grouillent, afin de lancer un combat classique, au tour par tour. Vous devrez placer vos personnages, puis taper les streumons avec plus où moins de portée selon l’arme équipée par vos personnages / la distance de frappe de vos éventuels skills. Si vous avez un ou plusieurs CPUs Candidates dans votre équipe, vous pourrez la changer en une forme plus puissante (et moins habillée): l’HDD. Au menu, boost de statistiques selon les pièces équipées, et fanservice sale. Suite aux batailles, vous trouverez un système d’XP et Loot si classique que je ne pense pas devoir m’attarder dessus.

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Les dialogues, bien que longs, vous feront souffler du nez plus d’une fois.

Diantre, mais si le gameplay manque d’originalité, quel intérêt de payer ce jeu pour qu’il moisisse dans un coin obscur de ma carte mémoire, vous interrogez-vous. A juste raison. Seulement, heureusement qu’autour des combats, il y a de petites choses sympathiques. Pour commencer, un système de Plans, où votre loot vous servira à crafter des schémas d’armes / armures / trucs esthétiques outrageusement mignons que vous pourrez ensuite acheter dans les villes. Notons que vous pouvez aussi crafter des plans de nouveaux donjons (ou améliorer ceux déjà existants en leur ajoutant de nouveaux monstres plus puissants), voire de nouvelles options bienvenues au niveau du gameplay. Cela ne paraît rien, comme ça, mais vous vous surprendrez bien vite à farmer telle ou telle ressource dans les donjons juste pour pouvoir équipper If de ce ravissant petit ruban à pois. Et vous vous sentirez subitement très bête (mais satisfait).

Dans les « petits trucs sympa du jeu », l’on trouve le mini-jeu du Stella’s Dungeon, où vous envoyez un petit personnage explorer les donjons dans lesquels vous êtes déjà passés afin d’amasser moult loot. Si au départ vous trouverez ce petit bout de jeu amusant dans le principe, si vous désirez, comme moi, platiner le jeu, vous allez grincer des dents. En effet, vous devrez équiper votre petite Stella d’une arme, armure et de deux accessoires parmi ce que vous trouverez dans les donjons. Si à bas niveau, tout se passe bien, ensuite, elle mourra. Souvent. Et chaque mort s’accompagne inévitablement d’une perte de loot, et surtout, surtout, de TEMPS. Si vous êtes patient, grand bien vous fasse, sinon, je ne saurais que trop vous recommander de craquer pour l’un des nombreux DLCs proposés, qui réduit le temps d’exploration de moitié (sachant que les derniers donjons requièrent environ 5 heures avec ledit DLC activé), et qui permettent à Stella de garder le loot en cas de décès. Si vous ne deviez en choisir qu’un, c’est lui l’élu, ne cherchez pas plus loin.

Alors on débloque des trucs cool, on délègue l’exploration de donjons, on se bat pour telle ou telle nation, mais on doit aussi s’occuper des relations au sein de notre équipe. En effet, vous pourrez choisir jusqu’à 4 combattantes dans votre équipe, et leur assigner une comparse afin de bénéficier de petites améliorations diverses (plus d’expérience en fin de combat, plus de défense…). Plus vos personnages sont proches les uns des autres, plus les bonus sont intéressants, et plus votre équipe sera forte. Le pouvoir de l’amitié, tout ça.

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Des artworks choupis-as-fuck. Quand ils ne sont pas glauquasses. Ou plein de boobs (qu’on peut faire blob-blober en appuyant sur X).

Au niveau du gameplay, il s’agit donc d’un jeu somme toute très classique. Ensuite ma foi, niveau graphismes, on se retrouve face à des environnements très jolis pour de la Vita, mais assez peu variés sur la longueur (des donjons vers la fin du jeu sont des copies éhontées de ceux du débuts avec, genre, une porte ouverte vers une zone plus grande). Les personnages sont joliment modélisés, tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, alors tout le monde il a des tons pastels ravissants. Les antagonistes quant à eux souffrent du célèbre « syndrome de Disney »: Si ça a l’air d’être un méchant, c’est un méchant. C’est tout. Le chara-design est globalement agréable à l’oeil, bien que les formes HHDs sentent un peu trop de fanservice (en même temps si on achète le jeu, on s’y attend, c’est pas comme si toutes les images promotionnelles contenaient du boob, du boob, et du fesse). Les phases de dialogues comportent pour la plupart de très belles animations en 2D toutes douces à l’oeil, et lesdits dialogues ne manqueront pas de vous faire sourire avec de multiples références au monde du jeu vidéo, ou aux bouts du quatrième mur que vous devrez enlever de votre visage à moult reprises.

J’admets ne pas pouvoir vous parler de la bande-son du jeu qui m’a plutôt exaspérée dès les premières minutes, au point que j’ai finalement du me résigner à jouer sans son pendant à peu près toute l’aventure. Ce que je puis néanmoins affirmer, c’est qu’en les écoutant la première fois, c’est les mots « musique de free to play coréen dans la dèche » qui ont clignoté dans mon esprit.

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CLINDEZYEU.

En conclusion, Hyperdimension Neptunia Re;Birth 2 : Sisters Generation est une très bonne entrée en matière si vous souhaitez faire vos premiers pas dans cette série. Si l’univers est intéressant, préparez-vous. Préparez-vous car les démons du fanservice sont toujours là, quelque part, ils guettent, ils vont tour à tour vous amuser, vous écoeurer, et à (au moins) un moment, vous mettre extrêmement mal à l’aise. Si vous n’avez pas peur de combats répétitifs, de phases de grinding, si vous n’êtes pas rebutés par l’idée d’attendre littéralement des JOURS pour un platine (du reste très facile à obtenir avec un peu de temps devant soi), eh bien, sautez dessus. Si vous aimez le mignon à outrance, si vous êtes du genre à passer des heures dans un donjon pour obtenir un item qui vous manque pour crafter cette paire de lunettes de soleil qui irait super bien à une de vos combattantes, eh bien, sautez dessus. Si vous aimez les brisages de quatrième mur, si vous aimez vous gargariser d’un tas de références vidéoludiques, eh bien, sautez dessus.

Personnellement, après avoir fini Re;Birth 2 juste à temps pour une salve de promotions, j’ai pu sauter sur le Re;Birth 3 sans scrupules. Et je vous réécrirais une petite bidouille à l’occasion. Pour Gamindustri!

J’aime
+ C’est mignon. Mais genre, VRAIMENT. Trop.
+ Le système de plans, tout crafter est a-ddi-ctif!
+ Des tonnes et des tonnes de références!
+ Un tas de fins différentes, dont une qui fait mal au kokoro. Fort.
+ Une blinde de personnages à recruter pour avoir une équipe au poil!
+ Le minijeu du Donjon de Stella…

J’aime pas
– … Qui s’avère être une PURGE vers les derniers donjons.
– Les environnements finissent par tous se ressembler.
– Musiques dignes d’un Free To Play.
– Les combats sont répétitifs
– Les phases de grind pour ne pas mourir bêtement.
– Le Fanservice à outrance, vous amenant à un stade de gêne extrème, surtout lors d’une scène avec les petites Rom et Ram. Mais bon, c’est le genre de chose pour lequel on donne son accord tacite en achetant le jeu.

On s’en fiche
– Y’a pas le PC MASTER RACE dans Gamindustri 😥
– En vrai je pirate pour tester un jeu avant de l’acheter. #JeSuisArfoire
– Le personnage de Red à la recherche de ses waifus me fait penser à moult personnes dedans l’internet, et ça m’effraie en secret.

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