09 – De l’importance de la météo

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Me demandez pas, je prends les photos, je les interprète pas.

Voilà bien longtemps que je ne vous avais point parlé de ma vie à Utrecht. J’ai abordé plusieurs sujets complètement aléatoires, plus où moins liés à mon travail, plus où moins liés à mes ressentis, à la vie, mais point d’article sur la vie aux Pays-Bas depuis plus d’un mois. Petit cours de rattrapage, parce qu’il s’en est passé, des choses.

Pour commencer, Firebrush Studios a déménagé, ce qui explique un gros manque de temps de ma part pour vous parler dans le coin. Ledit déménagement s’est avéré être un chaos sans nom: Le dernier jour de mars, nous avions une heure pour préparer les cartons et y faire rentrer toutes les babioles disséminées un peu partout dans le studio. Doit-on garder cette encombrante torche en carton glorieusement affublée d’un gros « FIREBRUSH STUDIO? », doit-on garder ces pots de faux sang dont on ne trouve plus les bouchons, de quelle boîte de jeu ce pion a-t-il bien pu tomber? Toutes ces questions – et beaucoup d’autres – ont trouvé une réponse simple: « Dans les cartons! ». Après cela, nous avons dû sortir les tables et le mobilier au rez-de-chaussée en attendant le camion de déménagement. Le temps se couvre, on espère ne pas avoir à protéger notre bazar de la pluie (mais, vraiment, parce qu’il aurait fallu qu’on fasse barrière de nos corps, et la pluie, elle s’en serait pas mal foutu). Le camion ne peut pas accéder à l’endroit prévu, nous devons déplacer tout le mobilier à l’autre bout de la rue, soit environ une dizaine de tables, une quinzaine de chaises, deux ou trois meubles en kit, un ou deux meubles-pas-en-kit-et-instables, c’était une chouette expérience (et on a demandé aux patrons si c’était la raison pour laquelle ils avaient besoin de stagiaires du coup). J’ai joué la carte de la flemme en mettant à profit les chaises à roulettes, en casant un maximum de trucs lourds dessus (et en faisant un bruit immonde sur la rue pavée, bisous les voisins). Donnez toujours le travail chiant à des flemmards: Ils trouveront un moyen rapide et pas chiant d’en venir à bout.

Nous n’étions pas au bout de nos peines: Une fois rendus devant le nouveau bâtiment, le couperet tombe: C’est au troisième étage. Nous organisons une chaîne afin de limiter les efforts, et tout se passe pour le mieux. Le lendemain nous découvrirons avec frustration la présence d’ascenseurs, mais GABE MERCI ceux-ci sont hors-service (ç’eut été UN CHOUILLA BLASANT). Paul a demandé à une amie décoratrice d’intérieur de nous aider à mettre en place les bureaux, elle veut du Feng-Shui. Le soir, nous fêtons ce départ dans l’ancienne salle, à grand coup de bières, ayant malheureusement l’obligation de rentrer avant la nuit tombée pour ne pas croiser de gens chelous, je n’ai guère le temps de vider qu’une bouteille avant de quitter les lieux, à regret. Tu vas me manquer, Moutstraat.

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Toi aussi, photo de Bieber de la salle de réunion!

Les nouveaux bureaux sont plus spacieux, on est pas les uns sur les autres comme nous l’étions jusqu’à présent. Ils se trouvent dans un bâtiment qui fut déserté lors de la fermeture de l’entreprise qui l’avait construit, pendant quelques années, où squattaient alors des sans abris et des junkies – c’est du moins, ce que l’on m’a dit-. Je ne puis m’empêcher de me demander ce que sont devenues les personnes qui avaient trouvé là un toit, peut-être pas un espace 100% sûr, mais de quoi dormir à l’abri.

Les réparations et aménagements étant encore tout récents, il n’est pas rare de sentir l’odeur de la peinture fraîche dans les couloirs, ou de se prendre les pieds dans des seaux, pinceaux et matériaux de construction divers qui jonchent le sol. Malgré cela, c’est un très chouette endroit. Nous partageons l’espace avec une autre entreprise, je n’ai aucune idée de ce que font ces gens, je sais juste qu’ils sont rarement présents, ce qui nous arrange pas mal: On aime bien mettre de la musique pour donner du coeur à l’ouvrage. Une fois devant nos bureaux respectifs, nous sommes tous d’accord sur le fait que le Feng-Shui, c’est bien, mais le côté pratique, c’est quand même vachement mieux. L’arrangement plein d’énergies positives (?) aura duré une nuit.

VOILA. Le déménagement était une grosse partie de ces dernières semaines, et je me devais d’en parler (déjà pour moi-même parce que j’oublie tout si je n’écris pas / ne prends pas de photos, puis parce que j’espère que vous ne vous en foutrez pas TOTALEMENT). Petite ellipse, et je vous parle d’aujourd’hui. J’ai pu discuter avec Martijn de mon implication dans l’entreprise, je suis contente de constater que l’on pense que je fais du bon travail, et que je trouve mon utilité dans les choses que personne n’a envie de faire (mon créneau préféré dans le travail). Je demande néanmoins s’il me sera possible de travailler sur la localisation française du jeu, ce que l’on m’accorde avec enthousiasme. Puis Alex, qui me regardait gribouiller hier (parce que pas d’Internet toute la journée, il a bien fallu que je m’occupe) et ça lui a donné l’idée de me demander aujourd’hui si je serais intéressée d’apprendre deux trois trucs sur Unity pour pouvoir, à mon échelle, ajouter de petites choses au jeu qu’ils développent en ce moment. Je. Suis. Aux. Anges.

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Je savais pas quoi mettre, voici des biscuits, bisous

Nous finissons la journée plus tôt aujourd’hui, parce qu’il y a un vote auquel Paul veut se rendre, et faut que je vous raconte cette histoire. Vous connaissez le Gorafi? Bien sûr que vous connaissez le Gorafi! Eh bien le pendant Néerlandais de ce site a eu l’idée (tordue mais drôle) de profiter du système pour une question sérieuse: Doit-on laisser l’Ukraine rentrer dans l’Union Européenne? Le site a donc soulevé suffisamment de signatures pour pouvoir proposer un référendum à l’échelle nationale (« comme dans tout bon système démocratique » ajoutera Alex, je n’ai jamais entendu parler d’un tel système en France, peut-être existe-t-il, qu’en sais-je?). Les « vrais » politiques se sont – bien sûr – emparés du sujet, et tentent chacun à leur échelle de convaincre tout le monde de prendre leur parti « oui » ou « non » alors que l’ensemble du pays pense, en gros, de ce qu’on m’a dit « fuck EU ». Je trouvais cette anecdote assez sympa pour la partager.

Le titre de l’article? Il vient du fait que le SEUL jour où j’oublie de consulter la météo (important dans un pays où il fait beau plusieurs fois par jour) et sors avec mon châle en laine, il se met à pleuvoir. Pas un chouilla de pluie choupie. La drache, comme on dit dans le Nord / la Belgique. La pluie que quand tu fais dix mètres, tu es déjà trempé jusqu’aux os. Je bénis le sac à dos dans lequel je trimballe le PC d’être imperméable (U DA MVP), et doit, en plus de ça, me traîner une demie-heure sous la flotte avec un kilo et demi de laine trempée sur le dos jusqu’à la maison. Demain, je regarderais la météo.

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