03 – Digimon Story : Cyber Sleuth -> Pas assez d’herbe

cyber sleuth

EDEN, c’est comme Internet, mais en réalité augmentée. Un endroit où les gens peuvent venir parler entre copains, où les entrepreneurs peuvent alimenter leurs comptes en Suisse, le net quoi. Et c’est là que tout commence.

Tandis que vous parlez à vos amis, la conversation dévie sur la menace des Hackers qui se font particulièrement nombreux ces derniers temps. Votre amie dit que quand même, ce serait bien de s’occuper de cette menace. Et là, surgit (face au vent) Mr. Navit, un hacker (ayant pris la possession de la mascotte d’EDEN au passage), qui vient vous expliquer que si demain vous ne vous connectez pas où il le veut, votre compte sera susceptible d’être hacké. Vos amis fuient, sauf deux d’entre eux, et vous décidez de prendre part à la rencontre à votre tour, poussé par la curiosité (et aussi parce que le jeu  n’aurait pas de sens si vous étiez parti). Le lendemain, vous retrouvez votre amie-potiche-surexcitée-agaçante Nokia au point de rendez-vous, et votre ami taiseux-trop-dark-stéréotypé Arata. Vous verrez tous votre compte hacké, et mieux que ça même, vous deviendrez à votre tour des Hackers à qui l’on a donné les commandes nécessaires pour jouir du pouvoir le plus cool du monde virtuel: Débusquer et prendre des Digimon sous votre aile. Le temps d’apprendre à aimer votre nouveau skill que vous voilà face à un ennemi de taille: un bug du nom de Eater, qui a la particularité de « manger » les données des avatars qu’il croise dans le monde virtuel, et fait tomber les personnes les incarnant dans un coma incurable. Manque de pot, c’est sur vous que ça tombe, mais twist: Vous avez à moitié réussi à fuir. A moitié, parce que votre corps physique se retrouve dans le coma, et votre identité virtuelle se trimballe dans le monde réel.

Entre complots d’une grande société, twist plus où moins attendus, mélange entre le monde réel, virtuel et les arts occultes, et dressage de bestioles de combat, que vaut ce jeu, finalement?

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« Coucou je suis adorable et creepy en même temps »

Il y a tellement de choses à dire en terme de gameplay que je n’ai aucune idée d’où commencer, on va prendre la fin du pitch énoncé ci-dessus comme base. Après vous être sorti du monde virtuel, vous n’êtes qu’un amas de données, les gens ont peur de vous, mais vous êtes sauvé par Kyoko, une enquêtrice. Ensemble, vous découvrez un premier élément niveau jouabilité: Vu que vous êtes une entité virtuelle, il vous est possible de sauter dans le monde d’EDEN depuis un appareil connecté, ou de voyager entre plusieurs appareils. Si cela paraît très sympa sur le papier, on déplorera le fait que l’on ne puisse pas circuler aussi librement qu’on le veut entre plusieurs appareils, ou simplifier les déplacements, nous évitant ainsi moult temps de chargement. Car si le monde d’EDEN regorge de donjons assez conséquents (parce que finalement assez « pauvres » en terme de décors) qui ne requièrent que peu de temps de chargement, le monde réel que vous explorerez, est par moment une plaie à parcourir. Mais après tout, si vous aimez les chargements, faites-vous plaisir: Ils sont courts, mais intenses.

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Well yes EXCUSE YOU.

La progression dans le jeu se fait donc à partir du moment où Kyoko, profitant de votre capacité à circuler entre le réel et le virtuel, vous engage comme « Cyber Sleuth« , enquêteur du virtuel, appelez-ça comme vous voudrez. Dans votre QG, vous trouverez un panneau d’affichage recensant toutes les quêtes principales et secondaires qu’il vous faudra effectuer pour faire avancer le jeu. Si les quêtes principales sont bien ficelées et très intéressantes, les quêtes secondaires récupérées par les Digimon sont elles, vraiment redondantes, et consistent la plupart du temps à se taper un étage de donjon pour aller récupérer un petit truc brillant pour le ramener au début de l’étage et recevoir une récompense. Pas bien folichon, sauf si vous voulez absolument platiner le jeu. Vous devrez y passer.

Quoi? Les Digimon ramènent des quêtes? Quelle étonnante façon de faire une transition discrète! C’est vrai que jusqu’ici pour un test qui s’appelle « Digimon story », on a pas des masses parlé desdits Digimon. SOIT, je vous ai compris. Au début du jeu, on vous octroiera un Digimon que vous pourrez choisir entre trois, et vous pourrez agrandir votre équipe par la suite. Cela dépend de plusieurs choses:
-Chaque Digimon demande de l’espace mémoire pour être intégré à votre équipe, si vous n’avez plus assez de mémoire de libre, vous devrez le stocker (on y revient, du calme).
-Ces Digimon, il faut bien les obtenir, alors on fait quoi, on leur lance une balle au visage? Que nenni! A chaque début de combat, vous verrez un pourcentage grimper: c’est les données que vous engrangez. A 100% vous possédez donc suffisamment d’informations sur un Digimon pour l’accueillir dans votre équipe, mais vous pouvez laisser ce pourcentage monter jusqu’à 200%, où votre petite bestiole aura des bonus supplémentaires.

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TEAM CHOUPI GO!

Pour « Charger » ces Digimons, vous devrez vous rendre au DigiLab, là où tout ce qui vous intéresse en tant que joueur est présent. Vous pouvez voir les stats en détail de vos compagnons, les stocker dans les fermes où ils gagnent de l’xp sans avoir à être dans votre équipe et peuvent au passage s’entraîner, crafter des objets au hasard selon un prix que vous fixez, ou chercher des quêtes secondaires que vous retrouverez sur le panneau d’affichage chez Kyoko. Le DigiLab c’est aussi l’endroit où vous pouvez acheter de quoi améliorer vos fermes, payer un certain coût pour remettre votre équipe sur pied, visiter les « donjons miroir » (les donjons déjà visités quoi), accéder à l’arène pvp, mais aussi faire évoluer vos Digimon. La partie la plus intéressante, celle la même qui vous fera grinder des heures comme le dernier des dégénérés juste parce que vous voulez découvrir ce qui peut bien se cacher derrière telle ou telle silhouette.

En effet dans le DigiLab vous aurez une option vous permettant de faire Digivolver vos créatures petites et mignonnes en bestioles plus où moins passables au mieux. Vous séparer de votre bien aimé Biyomon pour le voir devenir un gros oiseau immonde, ça fait du bien au niveau de la puissance d’attaque, mais moins aux yeux. Pour un Digimon de départ, vous aurez trois Digivolutions possibles, dépendant des stats et du degré d’attachement qu’il vous porte. Le stade suivant aura autant de Digivolutions possibles, voire plus, jusqu’au stage Méga, où là, c’est fini, vous avez atteint le bout, vous pouvez stocker votre petit tas de données dans la banque sans regrets. Non je plaisante. Ils sont votre chair à canon après tout, et c’est en combattant avec eux que vous avancerez dans l’histoire! Les combats d’ailleurs, sont des plus classiques pour du tour par tour: attaquer, défendre, utiliser des objets, utiliser des capacités, le jeu ne brille pas par son originalité sur ce point.

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Pendant les combats vos Digimon peuvent s’adonner à des attaques synchronisées

Je ne voulais pas revenir sur l’histoire, qui comme je le disais, est intéressante, mais est desservie par des personnages frustrants, MAIS VOILA, JE LE FAIS. Frustrants, car stéréotypés à ras-la-tronche. Si celui que vous incarnez est le traditionnel muet qui hoche vaguement la tête pour donner son avis, vos comparses sont tristes à en crever. Nokia est une gonzesse décérébrée dynamique et nombriliste, Arata est trop mystérieux, trop assuré, trop d4rk, Kyoko est… Passable. C’est le puits de connaissance au caractère autoritaire qui a un côté drôle parce que son café est immonde mais qu’elle essaie d’en servir à qui le veut bien. Et évidemment, comme l’audience de Digimon a grandi, depuis le temps de la première saison, les demoiselles sont court vêtues (après c’est Oh!Great au chara design j’imagine qu’il fallait s’y attendre). Faut bien appâter le chaland, pensez-vous. Les autres personnages ne sont guère plus marquants: le vieux détective rongé par la perte de son collègue et qui veut bien faire pour se rattraper, la nana mystérieuse et timide mais qui a un kokoro gros comme ça, le type qu’en fait c’est pas celui qu’on croit, les méchants qu’on veut nous faire penser qu’ils sont gentils mais qui ont des designs de méchants donc ça marche moyen. Bref. En vérité, je souligne beaucoup de points négatifs pour ne pas vous survendre le jeu, mais ça reste néanmoins une très bonne expérience.

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Les graphismes sont à mon goût très sympathiques, j’en vois râler sur le manque de détails sur les Digimon, mais… Quel intérêt? Ils sont comme ça dans l’anime, que rajouter de plus, un effet fourrure tout doux? Je comprends pas. De mon côté en tout cas, c’est tout bon. Seul le manque de verdure est flagrant. On voit de la ville, on voit (BEAUCOUP) de monde virtuel bleuté pas très sexy, mais de la verdure, que nenni. Les musiques (par le même type cool qui a bricolé celles de No More Heroes SLASH Danganronpa: Masafumi Takada, sont excellentes. Je suis du genre à ne pas prêter attention à ce que j’entends quand je joue (si je daigne jouer avec le son déjà), mais là, trop d’amour dans les oreilles. Tout colle très bien à l’ambiance, que ce soit dans le monde réel ou virtuel. Cependant, à force de passer trop de temps dans ce dernier, ne vous étonnez pas d’être lassé d’entre la même piste des tas et des tas de fois (à cause des quêtes secondaires à tous les coups). Notons aussi que le jeu est parfois agrémenté deçà delà par de délicieuses cinématiques en anime de très bonne facture qui en mettent plein les mirettes, pour ne rien gâcher du jeu qui est déjà, de base, très agréable à l’oeil.

La durée de vie est elle aussi très satisfaisante: J’imagine qu’en rushant on doit arriver à une trentaine d’heures, mais dans mon cas, je m’approche de la cinquantaine, en faisant des quêtes secondaires de temps en temps (pas trop, faut pas pousser, elles lassent extrêmement vite), et le jeu dispose, en plus, d’un New Game +. Que je ne ferais pas, inutile de me demander de quoi il en retourne, de ce côté là donc, pas de soucis, vous en avez pour votre argent.

En conclusion, que vous soyez néophyte curieux d’en apprendre plus sur l’univers des Digimon, curieux comme moi d’avoir enfin entre les mains un jeu Digimon, ou juste curieux parce qu’on vous en a vaguement parlé, j’espère vous avoir convaincu de vous laisser tenter. Si vous n’aimez pas la licence de base, n’essayez pas de vous pencher dessus, j’imagine que je ne vous apprends rien. Si vous aimez le RPG classique tour par tour sans prise de chou, grinder comme un porc pour compléter votre encyclopédie Digimonesque, et découvrir une histoire sympa, jetez-vous à l’eau vous êtes dans votre élément!

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Une des rares fois où Nokia ne vous tombera pas sur les nerfs, profitez!

J’aime:
– Les graphismes simples mais pas simplistes
– L’histoire et l’univers des Digimon
– DIGIVOLVER DES TRUCS.
– LA. MUSIQUE.

J’aime pas:
– Les personnages secondaires bifbof
– Chaque design de femelle qui hurle « BONJOUR JE SUIS LE FANSERVICE »
– Le total manque d’intérêt des quêtes secondaires que nous offrent les Digimon à moins de vouloir platiner le jeu.

On s’en fiche:
– J’aime bien l’herbe. Y’a pas assez d’herbe.

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