01 – Undertale -> AMOUR PARTOUT, JUSTICE NULLE PART

FLOWEY

J’avais envie d’écrire à nouveau sur les jeux. Ça me prend parfois, d’un coup, ça me manque. Pas de tests, pas de reviews, juste des trucs à dire comme ça, avec du recul. Mais quel jeu aurait le mérite de reprendre le flambeau? Quel serait celui qui m’a suffisamment touchée pour mériter le premier article porté sur ces tas de pixels qu’on aime tant? Pas Brothers: A tale of Two Sons, pas To the Moon, pas The Walking Dead de TellTale, non, Undertale. Autant vous le dire tout de suite, si vous n’avez pas joué, évitez de lire, je ne sais pas ce que je vais aborder parce que j’écris au feeling, mais y’a moyen de vous faire spoiler le visage. Aussi: Jetez-vous dessus. Bisous. Si vous vous sentez de lire malgré tout, de toute façon certains trucs n’auront AUCUN SENS pour vous.

Undertale, c’est le truc dont tout le monde parlait sur les réseaux sociaux et qui m’embêtait, parce que dans ce genre de situation, soit je suis « un peu » surprise et je passe un moment pas dégueu devant ledit jeu, soit il m’a été tellement survendu que j’en viens à le détester même en y mettant toute ma bonne volonté. C’est là qu’Undertale fait fort. Parce qu’on me l’a sursursurvendu, parce que le personnage que l’on incarne est laid à en crever, mais pourtant, il m’a tour à tour émue, surprise, fait pleurer, et… Réconfortée? Undertale a cette particularité, c’est que sans trop savoir comment, pourquoi, vous vous sentez… Aimé? Mais commençons par le commencement, voulez-vous!

BLBLBLBLBL

Le jeu débute, petite intro, on vous apprend que fut un temps, les monstres et les humains cohabitaient dans le monde, tranquilou, mais qu’un jour une guerre a éclaté, et que les humains, plus forts, ont réussi à botter les fesses des monstres en les enfermant sous terre, en prenant soin de bien fermer derrière eux avec une barrière. Si les monstres sont incapables d’aller à la surface, il arrive parfois qu’un humain tombe chez eux, et là, pour ressortir, c’est une autre histoire. Sauf que voilà: vous incarnez un humain, et vous venez de vous réveiller après être tombé dans le monde souterrain. C’est une jolie petite fleur qui vous accueille. Flowey. Avec son petit sourire mignon et ses mimiques adorables, elle vous explique comment tout est amour et amitié, là, en bas. Avant d’essayer d’attenter à votre vie. Deux fois.

Au début, on se dit qu’il ne s’agit que d’un bête tutoriel, que bon, Flowey n’avait pas tellement d’importance, que c’est somme toute, bien banal de se faire entuber dès le début d’un jeu. Mais pas ce jeu. Si cette petite fleur se retire en te répétant que « dans ce monde, c’est tuer ou être tué », le choix revient véritablement au joueur. On nous apprend très tôt qu’il est tout à fait possible de finir le jeu dans son entièreté sans avoir à abattre quoi que ce soit. On devra flatter les ennemis, leur faire des câlins, calmer leurs appréhensions, leur dire de poursuivre leurs rêves, afin de pouvoir s’en aller, parfois en ayant encaissé quelques coups, mais quelle satisfaction d’avancer sans être le héros de jeu lambda qui zigouille les écosystèmes partout où il passe tellement il a buté de rats, ou de champignons mutants, ou que sais-je. Bien sûr, au contraire, il est tout à fait possible de buter tout ce qui bouge. Tout. Jusqu’à vider les zones de leurs ennemis. J’ai été incapable de faire la version « génocide » du jeu, déjà par flemme, on ne va pas se mentir, mais aussi parce que tout ce que j’avais vécu lors de mes parties neutres et pacifiques m’ont rendue incapable de le faire.

PAPYRUS

Les personnes qui ne jouent pas doivent me prendre pour quelqu’un de mièvre et débile, je peux le comprendre, mais si vous arrivez à vous attacher à des personnages de série, de livres, avec lesquels vous n’interagissez même pas, dont vous ne faites que contempler les vies, dites-vous que lorsque vous « vivez » en « même temps » qu’eux, on s’implique beaucoup plus. Tout nous rend plus joyeux, ou tout nous fait plus mal, selon l’empathie que l’on possède déjà en tant qu’être humain. Si le jeu n’était pas déjà suffisamment intelligent comme ça, il se met à jouer lui aussi. De vous. Il se souvient de tout. Vous avez tué telle personne dans un run sans faire exprès? Le jeu va se faire plaisir de vous le rappeler, encore et encore, et vous finirez rongé par la culpabilité. Parfois, le jeu quittera tout seul, et lorsque vous relancerez, vous reprendrez où vous avez arrêté, peut-être. Undertale vous fera aussi croire qu’il a effacé votre sauvegarde, et c’est l’exact moment où votre coeur va lâcher quelques secondes. Ce jeu, c’est aussi une infinité de moments extrêmement gênants à la limite de l’insoutenable, sortis tout droit d’une creepypasta écrite d’une main de maître (ce qui en soi est déjà assez rare pour être souligné). Vous êtes prévenus. Bisous.

Quand enfin vous aurez fini le jeu, re-fini, que vous aurez découvert puis redécouvert des dialogues, des alternatives, tout un tas de trucs différents, que vous aurez regardé lâchement le run génocide sur Youtube parce que vous ne voulez PAS buter qui que ce soit (et que quand même les deux boss là, ils ont l’air sacrément casse-couilles), alors, là, peut-être que comme moi, vous ressentirez un grand vide. Bien sûr, l’expérience a été satisfaisante, on a pris votre coeur, on l’a fait gonfler, on l’a retourné, on l’a brisé puis réparé, on lui a lancé des confettis dessus avant de lui cracher à la face, et on l’a câliné de suite après. C’était une expérience intéressante. Mais maintenant?

Quand est-ce qu’on va être de nouveau aussi surpris et plein d’amour pour un jeu?

BLBLBLBLBL

J’aime:
+ Les trois « routes » neutre, bon, génocide
+ Des personnages attachants
+ De l’absurdité, partout

J’aime pas:
– La tronche du personnage principal
– C’est tout, faites Undertale!

On s’en fiche:
– Si j’ai un chien, il se nommera « Lesser », c’est comme ça.

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