06 – L’angoisse du lundi

BLBLBLBLBL

Ma première semaine est passée. Selon les rumeurs, c’est la plus dure, mais je n’en ai guère l’impression. Si durant cette première semaine je savais exactement à quoi m’attaquer pour faire un bon travail, moult questions viennent pourtant régulièrement me tarauder: Et si je n’étais pas assez utile dans l’entreprise? Quand je vois le reste du personnel coder jusqu’à plus soif, animer et trimer comme des fous sur les projets qui sont préparés, je me demande parfois la légitimité de ce que je produis. J’essaie tant bien que mal de ramener un public au jeu que je dois représenter, mais ce public est relativement difficile à trouver, et j’ai beau essayer de m’affairer à la tâche, de faire ce que je peux, j’ai peur. J’ai peur de ne pas faire assez bien parce que j’aime énormément les gens avec qui je travaille, même s’ils ne le savent pas forcément, je toujours aussi peu expressive, mais l’environnement de travail fait que j’ai envie de faire tout ce que je peux, et j’ai peur d’un résultat insatisfaisant.

De plus, les tâches que j’ai proposé de faire seront accomplies très vite. J’ai concrètement beaucoup à faire maintenant, j’aurais beaucoup de faire deux ou trois semaines avant mon départ, mais entre les deux, un vide sidéral. Un vide que j’ai énormément de mal à savoir comment combler. Il me suffirait de créer du contenu, comme je le fais habituellement: Je suis prolifique sur Twitter par exemple, mais dans le cadre du travail, j’ai du mal. Peur de dire des bêtises, d’abîmer l’image un peu sérieuse que l’on véhicule, comme si on m’avait donné un vase Ming et que je n’ose plus bouger de peur qu’il ne lui arrive quelque chose. Une semaine, et j’ai déjà un tas d’angoisses qui me pourchassent. Une semaine, et j’ai déjà peur d’être une inutilité flagrante au milieu de tous ces programmeurs et artistes.

MAIS BON, je suppose que vous ne venez pas pour me voir me plaindre, n’est-ce pas? Quand vous venez ici, vous venez sans doutes rigoler devant la nana paumée à des kilomètres de chez elle, et vous avez raison. Ma foi, en ce lundi, je n’ai guère de choses à raconter, ce week-end j’ai un petit peu visité, pas beaucoup, par peur de me perdre encore, et j’ai fait la rapide connaissance d’un épicier à l’accent étrange qui m’a revendu des oeufs pourris. Je te retiens. Je sais où tu bosses. Au lieu de conclure cet article sur une dose pleine de morosité comme le fut le texte au début, je vais conclure sur les quelques photos que j’ai pu prendre deçà delà, rien de bien foufou, mais ça nous évite de nous quitter en larmoyant, parce que c’est quand même sacrément nul. En espérant que le prochain billet soit plein de positivité à ras-bord, et de sourires à n’en plus finir, je vous dis à bientôt, et surtout, portez-vous bien, c’est important.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s